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Micro-informatique - repères
chronologiques
1962
I.B.M. (International Business Machines Corporation)
met au point le système SABREC Semi-Automatic
Business Research Environment) de réservation
des places d’avion, première application
transactionnelle commerciale, d’un type aujourd’hui
généralisé sur tous les ordinateurs.
1963
Au Stanford Research Institute, l’Américain
Douglas C. Engelbart fonde un groupe de recherche
sur les interactions homme-machine. Il développe
un « bureau électronique »
et un instrument de pointage rapide : la souris
(brevet 1969).
1965
Le mini-ordinateur PDP-8 de D.E.C. (Digital Equipment
Corp.) offre une bonne puissance pour
18 000 dollars seulement, une fraction du prix d’un
ordinateur central (mainframe). Cela est possible
grâce à l’usage de circuits intégrés
et à une architecture logique bien conçue ;
40 000 exemplaires seront vendus.
1971
Commercialisation de calculateurs de poche à
circuits intégrés (Texas Instruments,
Casio, etc.) qui relèguent les règles
à calcul au Musée. Comme les mini-ordinateurs
et les consoles de « time sharing »
(utilisation en temps partagé), ces instruments
contribuent à répandre la pratique
d’une informatique personnelle.
1973
Premier micro-ordinateur, le Micral N, développé
par la société française R2E
et vendu au prix de
8 500 francs.
1975
L’Altair de M.I.T.S. est proposé en kit,
dans la revue américaine Popular Electronics,
comme « the most powerful minicomputer
project ever presented - can be built for under
$ 400 ». Incomplet et difficile à
programmer, il rencontre un marché de bricoleurs
passionnés qui créent à leur
tour des entreprises ou des clubs d’utilisateurs.
1977
L’Apple II est lancé sur un marché
déjà très actif du micro-ordinateur,
où plusieurs dizaines de pionniers rivalisent.
Son succès est dû à trois facteurs
principaux : le marketing habile des fondateurs
d’Apple qui se posent en challengers d’I.B.M. ;
une bonne interface homme-machine ; une présentation
de ce micro-ordinateur à la fois complète
(écran, clavier, disques et logiciel) et
ouverte (permettant aux utilisateurs d’adapter l’appareil
à leurs besoins). Visant le grand public
mais aussi les applications professionnelles et
encourageant l’échange de logiciels, ce produit
de série s’affirme comme le symbole et l’instrument
d’une révolution micro-informatique.
1979
Visicalc, tableur conçu par un étudiant
de Harvard pour la comptabilité d’une personne
ou d’une petite entreprise, connaît un succès
immédiat qui fait passer le micro-ordinateur
du jeu aux usages professionnels. Avec Wordstar
et dBase, ce progiciel inaugure un secteur économique
nouveau.
1981
I.B.M. lance le PC (personal computer), qui devient
rapidement un standard et contribue à légitimer
le micro-ordinateur. Réussissant temporairement
à rendre à I.B.M. le contrôle
du marché micro-informatique, le PC suscitera
à terme des clones compatibles qui réduiront
le leader mondial à n’être qu’un concurrent
parmi d’autres.
1984
Apple présente le Macintosh, dont l’interface
graphique et la commande par souris intéressent
rapidement le monde de l’édition et des médias
ainsi que celui de l’éducation. Pour défendre
les positions du PC d’I.B.M., qui domine le marché
des entreprises, Microsoft adapte les innovations
du Macintosh et en dérive Windows, lancé
sans grand succès en 1985, mais qui s’imposera
au cours de la décennie suivante.
1992
Newton d’Apple, ordinateur de poche ou PDA (personal
digital assistant). Cette première version
insuffisamment aboutie amène Apple à
abandonner ce type de produits (500 millions de
dollars investis et seulement 300 000 unités
vendues). Mais toutes les entreprises qui se sont
lancées ensuite dans ce marché ont,
elles, réussi : Palm, Psion et d’autres
constructeurs.
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