|
Systèmes d’exploitation
(O.S) - repères chronologiques
1961
Compatible time sharing system (CTSS), système
d’exploitation développé au Massachusetts
Institute of Technology (M.I.T.) sur l’ordinateur
I.B.M. 7090 pour que plusieurs étudiants
puissent utiliser simultanément l’ordinateur.
1961
La firme britannique Ferranti et l’université
de Manchester développent un système
d’exploitation à mémoire virtuelle
pour le super-ordinateur scientifique Atlas.
1964
Dartmouth time sharing system (DTSS), développé
à Dartmouth College sur un ordinateur General
Electric, est un système d’exploitation qui
amorce la diffusion des systèmes en temps
partagé et du langage Basic (Beginner’s all-purpose
symbolic instruction code) qui les accompagne.
1964
L’OS/360, système d’exploitation (operating
system) de la nouvelle gamme 360 d’I.B.M. (International
Business Machines Corporation), nécessaire
au fonctionnement et à la compatibilité
des six ordinateurs qui composent cette gamme, se
révèle très complexe et coûteux
à développer. Une fois diffusé,
il imposera la division du monde informatique en
« compatible » et « non
compatible » I.B.M., déterminant
les stratégies industrielles.
1965
Projet Multics, l’ambitieux système de time-sharing
(faire fonctionner 300 consoles à la
fois sur un gros ordinateur General Electric), est
développé par le M.I.T. et les Bell
Telephone Laboratories, avec un soutien de 7 millions
de dollars de la Défense. Il sera finalement
abandonné, car trop complexe à mettre
au point.
1967-1972
En collaboration avec la faculté des sciences
de Grenoble, le centre scientifique I.B.M. France
développe le système générateur
de machines virtuelles CP/CMS (control program/conversational
monitor system).
1970
Aux Bell Telephone Laboratories, Ken Thompson et
Dennis Ritchie créent UNIX, système
d’exploitation modeste, ouvert (pouvant fonctionner
sur différentes structures d’ordinateurs),
bien adapté à la formation des informaticiens
et au développement de programmes. Écrit
en langage C, il pourra être utilisé
sur toute machine muni d’un compilateur C. Très
apprécié des développeurs,
Unix a été adopté depuis les
années 1980 sur des centaines de milliers
d’ordinateurs.
1976
L’Américain Gary Kildall (Data Research)
développe pour les ordinateurs 8 bits
un système d’exploitation qui trouvera 200
000 acheteurs : le CP/M (control program
for micros). Sollicité en 1981 par I.B.M.,
qui cherche un système d’exploitation pour
son futur PC (personal computer), Kildall néglige
cette offre. Le standard du marché ne sera
pas CP/M, mais MS/DOS.
1981
Le système d’exploitation MS/DOS (MicroSoft/
disc operating system) de la firme Microsoft devient
rapidement un standard du marché et contribue
à légitimer le micro-ordinateur. I.B.M.
tentera vainement de s’en libérer en développant
l’OS/2.
1984
La firme Apple réplique à I.B.M. en
produisant, pour concurrencer le PC (personal computer),
le Macintosh. Cet ordinateur, pour un prix abordable,
est caractérisé par un système
d’exploitation à interfaces graphiques (MacOS)
beaucoup plus convivial : icônes, bureau
et souris. Le succès est immédiat.
Agréable et très innovant, le système
du Macintosh n’est toutefois pas assez professionnel :
pas de mémoire protégée, pas
de multitâche. D’où les tentatives
ultérieures de développer de nouveaux
systèmes d’exploitation (Copland, etc.) qui
seront finalement rejetés en faveur d’améliorations
du MacOS qu’exige le marché.
1985
Développement du système d’exploitation
Windows, réplique de Microsoft et de l’univers
PC au Macintosh auquel il emprunte l’essentiel de
ses techniques. Windows commence par un demi-échec :
trop lent, il ne convainc pas les habitués
de MS/DOS. Et I.B.M. présente son propre
système à interfaces graphiques, OS/2.
C’est Windows 2, et surtout Windows 95 qui propulseront
Microsoft au premier rang mondial des auteurs de
software (logiciels).
1991
Un étudiant finlandais, Linus Torvalds, ne
voulant pas être limité par le système
d’exploitation MS/DOS sur son PC, réécrit
certaines parties du système Minix (un clone
d’Unix, peu cher), afin de lui ajouter des fonctionnalités
et de le rendre plus efficace, et diffuse son travail
via Internet : la première version 0.1
de Linux est née.
|