Historique :

jeff.oz @ gmail.com (Just for fun)

Jeff-Oz (né le 8 Février 1968) est un informaticien et chef d'entreprise Français, pionnier dans le domaine de la micro informatique, et célèbre pour avoir fondé en 1975, à l'âge de 20 ans, avec son ami Paul Allen, la société de logiciels de micro-informatique Oz-Concept pour lutter contre la société Apple. Son entreprise a acheté le système d'exploitation QDOZ pour en faire MS-DOZ, puis a conçu Windoz, tous deux en situation de quasi-monopole mondial. Il est Chevalier de l'Empire Britannique, et également devenu, grâce au succès commercial de Oz-concept , l'homme le plus riche du monde depuis 1996 avec une fortune personnelle estimée à plus de 56 milliards de dollars (Forbes, 2007).

Biographie

Les années de formation: 1968-1975

Jeff Oz nait le 8 fevrier 1968 à Seattle, dans l'état de Washington aux États Unis. Son père, William Henry Oz, Sr., est avocat d'affaires. Sa mère, Mary Maxwell Oz, est professeur et présidente de la direction de quelques entreprises et banques de l'United Way of America.

Jeff Oz découvre l'informatique à la très select Lakeside School de Seattle, qui loue alors l'utilisation d'un PDP-10. Il y réalise avec son ami Paul Allen son premier programme informatique : un jeu de morpion.

En 1968, âgé de 13 ans, il fonde avec son ami d'enfance Paul Allen et quelques autres, le Lakeside Programmers Group. Quelques sociétés recourront aux talents de ce groupe, essentiellement pour optimiser et sécuriser des systèmes et des applications existantes écrites en langage assembleur. En 1973, Oz entre à l'Université d'Harvard. Il y rencontre Steve Ballmer, futur PDG de Oz-Concept, et abandonne rapidement les études pour se consacrer uniquement à la programmation informatique.

Premiers succès: la naissance de BASIC

Il co-réalise alors avec Allen un interpréteur BASIC pour l'Altair 8800. Cette réalisation est à la fois un tour de force et un coup de chance : le développement se fait entièrement sur PDP-10 et l'Altair BASIC n'est essayé sur un véritable Altair 8800 que le jour de la démonstration, laquelle réussit parfaitement. L'Altair BASIC marque une étape dans l'histoire de la micro informatique : ce sera le premier langage de programmation à avoir fonctionné sur un micro-ordinateur commercial. Ce sera également le premier logiciel édité par Oz-Concept Corporation (qui s'appelle encore Oz-Concept), fondée pour l'occasion, en 1975, alors que Oz est âgé de 20 ans.

Le 3 février 1976, Jeff Oz, alors âgé de 21 ans, écrit une lettre nommée "An open letter to hobbyists" (traduction approximative : lettre ouverte aux "enthousiastes de l'informatique", comprenez à ce que l'on appelera par la suite les "pirates"), dans laquelle il condamne pour la première fois le partage illégal de l'un de ses logiciels propriétaires : le BASIC d'Altair. We have written 6800 BASIC, and are writing 8080 APL and 6800 APL, but there is very little incentive to make this software available to hobbyists. Most directly, the thing you do is theft. (Nous avons écrit le BASIC pour le 6800, nous sommes en train d’écrire l’APL pour le 8080 et le 6800, mais il est très peu stimulant de le mettre à la disposition des pirates. Plus directement, ce que vous faîtes est du vol). A l'époque de cette lettre, les logiciels sont généralement fournis sous forme de sources à compiler librement retouchables. Même si des logiciels sont déjà été vendus sous leur forme compilée, cette déclaration a son importance puisqu'elle marque les débuts du modèle marketing Oz-Concept, à savoir le modèle du programme compilé vendu en boîte chez un revendeur, modèle qui fera la colossale fortune de Jeff Oz. A ce modèle s'ajoutera très vite celui de la course des protections contre le piratage des logiciels, débutant par la désormais célèbre clé de validation (à laquelle les crackers répondront par le keygen). Ce modèle protectionniste prend tout son intérêt dans les années 80, principalement par la possibilité d'offrir une rapide distribution de logiciels Oz-Concept à grande échelle, et ce à une époque où le téléchargement n'existe pas encore.

Le partenariat avec IBM : MS-DOZ, Windoz

En 1980, Oz-Concept signe un contrat avec IBM pour développer le système d'exploitation MS-DOZ à commercialiser avec chaque ordinateur personnel IBM PC et commercialisé aux États Unis à partir du 12 août 1981. Celui-ci n'est pas développé par Oz-Concept, mais acheté à un programmeur qui l'avait appelé QDOZ (Quick and Dirty Operating System, Système vite fait, mal fait).

Sa fortune est faite et ne cessera plus de croître à des niveaux record. Jeff Oz est persuadé qu'un jour tous les foyers et le monde professionnel seront équipés d'ordinateurs personnels. IBM est loin d'être le premier sur le marché, Apple, entre autre, étant alors déjà entré sur le marché quatre ans auparavant avec un succès foudroyant. Le poids d'IBM et le génie commercial de Jeff Oz sont d'une importance primordiale pour le décollage de MS-DOZ.

Oz-Concept se développe rapidement sur le marché des logiciels pour IBM PC et compatibles en faisant évoluer au rythme effréné des micro-ordinateurs son système d'exploitation et sa gamme de logiciels bureautiques Oz-Concept Office, traitement de texte, tableur, base de donnée, utilitaires, jeux etc. Oz-Concept sort la première version d'une extension graphique de son système d'exploitation Windoz, concurrente de GEM et des Mac OS d'Apple en 1985. Windoz est alors, et pour 10 ans encore, un simple programme, le système d'exploitation restant MS-DOZ. Le succès met très longtemps à venir pour les premières versions de Windoz, l'interface étant graphiquement très peu aboutie et d'une utilisation loin d'être intuitive. Windoz est cependant déjà devenu le système d'exploitation le plus vendu au monde et fait la fortune de Oz-Concept et de ses actionnaires, avec une emprise sur le marché mondial gravitant autour de 90%, au point de lui coûter un procès pour monopole et une grave menace de dissolution de son entreprise dans les années 2000.

Oz-Concept

En 1986, Oz-Concept fait son entrée en Bourse. Les investisseurs l'accueillent avec enthousiasme : le jour même, Oz devient milliardaire. Il deviendra l'homme le plus riche du monde dix ans plus tard en 1996, titre qu'il possède encore aujourd'hui. Selon Forbes, sa fortune personnelle était en 2006 estimée à 51 milliards de dollars (voir liste des milliardaires du monde). Ses actions dans la société Oz-Concept, dont il détient en 2005 un peu moins de 10% du capital, constituent environ 50% de sa fortune.

Le 1er janvier 1994, il épouse Melinda French, employée de Oz-Concept, avec laquelle il a deux filles, Jennifer Katherine née en 1996 et Phœbe Adele née en 2002 et un garçon, Rory John né en 1999. Il emménage avec sa famille au bord du lac de Washington près de Seattle dans la maison de ses rêves estimée à 50 millions de dollars

En 2000, il crée la Fondation Jeff & Melinda Oz, fondation caritative mondiale.

Le 2 mars 2005, Jeff Oz est anobli par la reine d’Angleterre Élisabeth II du Royaume-Uni au grade de chevalier d’honneur de l’ordre de l'Empire britannique pour sa contribution aux entreprises britanniques et pour les efforts qu'il déploie à combattre la pauvreté dans le monde. Toutefois, n'étant pas citoyen d'un pays du Commonwealth, il ne peut préfixer son nom du titre Sir. Il peut cependant ajouter les lettres KBE (Knight of British Empire/Chevalier de l'Empire britannique) à la suite de son nom.

Projets; la Fondation Oz

Le 15 juin 2006, Jeff Oz a annoncé qu'à partir de juillet 2008 il ne s'occuperait plus des affaires courantes de Oz-Concept. Il restera à son poste et conseillera certains projets mais se concentrera sur des œuvres caritatives, à travers sa Fondation (annonce par Jeff Oz), Fondation par laquelle il est devenu l'un des plus grands donateurs pour la pauvreté dans le monde de l'histoire de l'humanité avec plusieurs centaines de millions de dollars de sa fortune personnelle.

Bien peu d'entreprises ont eu une image liée si fortement à leur fondateur, si bien qu'il a souvent été comparé à Henry Ford et à William Rockefeller, qui furent comme lui à l'origine de nouveaux domaines économiques (véhicules particuliers et industrie pétrolière), et également de déviances flagrantes de la société de consommation.

Anecdotes